AU TRAVAIL 2026 > 2028
avec la danse, la jeunesse & le cinéma
Cette nouvelle création s’attachera à repenser l’idée de génération : qu’est-ce qui perdure en nous et qui se tresse entre les générations ? Quelque chose qui ne serait pas l’héritage au sens d’un leg familial, ni d’un empilement d’individus qui se supplanteraient les uns aux autres, mais d’un entrelacement de fils de vie, qui s’enchevêtrent et s’enroulent les uns sur les autres pour engendrer du vivant. Une façon de tresser nos fibres que nous devons apprendre à utiliser.
Résidence de recherche à Marseille, Dans Les Parages du 7 au 11 septembre 2026 : travail au plateau avec les six jeunes danseur·euses et circassien
Résidence de recherche à Marseille, au Ballet National de Marseille du 14 au 18 septembre 2026 : travail au plateau avec les six jeunes danseur·euses et circassien
Dans le cadre de Bourges 2028, capitale européenne de la culture, un projet d’investigation et de création artistique mis en œuvre par le chorégraphe et réalisateur Christophe Haleb et son équipe de La Zouze. Ils mèneront un travail de terrain entre 2026 et 2028, dans différentes villes et sur différents territoires de la jeunesse en Europe : à Bourges en France, à Liepaja en Lettonie, et à České Budějovice en Tchéquie, pour créer une installation pluri-écran performative qui circulera dans différents lieux entre les trois pays.
Résidence à Liepaja du 9 au 20 juin 2026 : repérages et ateliers in situ avec les jeunes de Liepaja, et première session de tournage
RENDEZ-VOUS
avec La Zouze
Projection du 3e épisode de la série de documentaires de création réalisée par Christophe Haleb : Éternelle Jeunesse #Uzès (57 min, 2022) dans le cadre du festival Uzès danse 2026.
> JEU. 4 juin après-midi : projection du film au cinéma Le Capitole, Uzès.
À l’invitation d’Émilie Peluchon, directrice de La Maison danse CDCN Uzès-Gard-Occitanie, Christophe Haleb est amené à concevoir une soirée festive et performative en résonance avec la journée du samedi 6 juin 2026 du festival Uzès danse.
> SAM. 6 juin : plusieurs impromptus dans la journée et en soirée.
DANS LES PARAGES
un lieu de résidences pour les artistes à Marseille
(Montpellier) LA PLATEFORME DES SAVOIRS POSTHUMAINS CULTIVER LA JOIE #2. Nous sommes Laura Kirshenbaum, chorégraphe-danseuse et Alix de Morant, chercheuse en danse. Nous avons fondé la Plateforme des savoirs posthumains en 2023. La Plateforme des savoirs posthumains propose de partager des savoirs issus de la danse et de la recherche chorégraphique, en dialogue avec la philosophie. Pensée comme un espace ouvert, collaboratif et accessible à tous et toutes, la Plateforme se conçoit comme un laboratoire collectif, attentif aux transformations sociales, écologiques et culturelles liées à la crise du vivant. Elle relie la pratique de la danse à celle de la philosophie en tissant ensemble différentes activités, individuelles et collectives : danse, dessin, discussion, lecture de textes, pratiques somatiques. Aucune de ces pratiques ne demande de connaissances préalables : elles sont abordées comme des outils d’exploration et de partage.
Après une première résidence Dans les parages en janvier, au cours de laquelle nous avons fabriqué un fanzine collectif, nous souhaitons approfondir avec d’autres une question simple et essentielle : comment cultiver la joie ?
> Ouverture des portes du studio le mercredi 1er juillet de 17h à 19h (dans la limite des places disponibles – réservations auprès de info@lazouze.com) pour vous inviter à vous mettre en mouvement et à fabriquer ensemble un moment joyeux. Il s’agira d’une pratique de danse guidée, composée d’exercices physiques accessibles, de temps de dessin et de discussion collective autour de la joie vécue comme une force en mouvement – personnelle, collective, sociale – et comme une ressource à cultiver ensemble.
(Nantes) PORTRAIT CRACHÉ. On a choisi Portrait craché car on reconnait facilement l’expression, la filiation etc. Même si la formule est un petit peu brute, presque agressive. Elle est en même temps dynamique. Et un peu provocatrice. On pourrait aussi appeler ça Toi toi mon toi, pour l’écho à la chanson des années 80 (dont le texte lui n’est pas du tout proche des sujets que nous souhaitons aborder), et pour le côté « possession de l’autre versus appropriation de soi » du jeu de mots. Et puis, on a aussi hésité avec La saint glinglin, cette espèce de promesse qui n’arrive jamais, ce truc inatteignable. Et on aime bien l’idée que la vie est quelque chose d’inatteignable, donc remplie d’enjeux. Le titre Faire ses dents a fait aussi partie de la liste. Il introduit l’intuitif, l’instinctif. Mais on le trouve trop infantilisant, et c’est quand même plutôt un chiot qui fait ses dents. Ça pourrait aussi s’appeler Raconte pas ma vie car on est clairement dans une relation hyper intimiste, hyper huit clos, même si au théâtre, comme dans la vraie vie d’ailleurs, on mélange le vrai et le faux. Et enfin, on a failli l’appeler Mûrir à point, à la fois pour la métaphore du fruit qui tombe près de l’arbre et pour la maturité, la maturation, sans le petit côté avocat de supermarché.
(Marseille) LES RIVIÈRES DE L’AMOUR PARFAIT. Une performance qui met en scène un avatar DRAG KING appelé MAX REJOY construit à partir de clichés virils puisés dans la culture populaire et en particulier la figure du cow-boy solitaire de western spaghetti, errant dans le désert brûlant. Il deviendra le fil conducteur d’une iconographie élargie : footballeur, homme politique, corps héroïques façon Rambo, rugbyman, survivaliste, chevalier, bodybuilder – autant de clichés à dépecer. Ces fragments de représentations masculines, déjà excessifs, seront poussés à l’extrême pour former une chimère grotesque, un corps idiot qui s’expose tel un masque, un costume, une sculpture. J’envisage cette performance tel un travail d’exorcisme, où les figures viriles s’effondrent lentement sous le poids de leurs propres caricatures.





