AU TRAVAIL 2026 > 2028
avec la danse, la jeunesse & le cinéma
Cette nouvelle création s’attachera à repenser l’idée de génération : qu’est-ce qui perdure en nous et qui se tresse entre les générations ? Quelque chose qui ne serait pas l’héritage au sens d’un leg familial, ni d’un empilement d’individus qui se supplanteraient les uns aux autres, mais d’un entrelacement de fils de vie, qui s’enchevêtrent et s’enroulent les uns sur les autres pour engendrer du vivant. Une façon de tresser nos fibres que nous devons apprendre à utiliser.
Dans le cadre de Bourges 2028, capitale européenne de la culture, un projet d’investigation et de création artistique mis en œuvre par le chorégraphe et réalisateur Christophe Haleb et son équipe de La Zouze. Ils mèneront un travail de terrain entre 2026 et 2028, dans différentes villes et sur différents territoires de la jeunesse en Europe : à Bourges en France, à Liepaja en Lettonie, et à České Budějovice en Tchéquie.
RENDEZ-VOUS
avec La Zouze
Projection du 3e épisode de la série de documentaires de création réalisée par Christophe Haleb : Éternelle Jeunesse #Uzès (57 min, 2022) dans le cadre du festival Uzès danse 2026.
> JEU. 4 juin après-midi : projection du film au cinéma Le Capitole, Uzès.
À l’invitation d’Émilie Peluchon, directrice de La Maison danse CDCN Uzès-Gard-Occitanie, Christophe Haleb est amené à concevoir une soirée festive et performative en résonance avec la journée du samedi 6 juin 2026 du festival Uzès danse.
> SAM. 6 juin : plusieurs impromptus dans la journée et en soirée.
DANS LES PARAGES
un lieu de résidences pour les artistes à Marseille
(Marseille) ALIGNEMENT CIRCULAIRE. Un projet qui explore trois rituels anatoliens (l’ablution, Hıdırellez, la cuisine) autour de la thématique du pardon. Nous sommes en cours de travail d’un extrait qui aborde la question de l’adresse à l’absent et la rencontre. Le texte a récemment fait l’objet d’une réécriture fictive complète et nécessite d’être mis à l’épreuve du plateau. L’objectif du travail est donc de défricher ce texte pour clarifier le registre de jeu des multiples adresses, et y intégrer une corporalité propre à nos pratiques de la danse. Nous travaillerons également l’interaction de ces corps avec la scénographie, pour mêler quotidien et rituel et trouver les endroits où ils entrent en friction dans le corps, dans le texte et dans le jeu. Le thème de cette résidence qui orientera la chorégraphie du spectacle est celui du séisme.
(Bruxelles) RECHERCHE EN COURS. Les documents ont une place importante dans ma pratique d’auteure-metteure en scène. Par document, j’entends : carnets de notes et récits personnels, entretiens avec des experts et/ou avec des personnes-ressources, interviews et articles de presse, images, etc. Ceci étant dit, depuis le début des années 2000, pour définir notre époque certain·es expert·es parlent d’ère « de la post-vérité » ou « post-factuelle ». Autrement dit, ielles considèrent qu’aujourd’hui les émotions et les opinions ont souvent plus d’impacts que les faits objectifs (avec les conséquences qui en découlent). Dans ce contexte, le document n’a donc plus le même statut d’autorité, a perdu sa valeur probante (son statut de « preuve », de « vérité »).
Dans le cadre de ma recherche à L’L, je souhaite questionner l’intention pédagogique du théâtre documentaire en donnant une place plus centrale à l’imaginaire en tant que capacité à faire en sorte que des choses qui n’étaient pas pensables puissent le devenir. Parallèlement, je désire élargir la notion de document. Je considérerai en tant que documents plus uniquement des éléments que l’on peut strictement qualifier de fiables ou de probants : que ceux-ci proviennent de sites Internet, de réseaux sociaux (posts, commentaires), de vidéos postées sur des réseaux comme YouTube, de jeux vidéo ou encore, que ceux-ci aient été générés par des IA. Dans mon parcours de recherche à L’L, je souhaite partir non pas d’un sujet « sérieux », mais plutôt d’un sujet banal, anodin, issu de la culture pop mais qui, une fois éclaté (inscrit dans une arborescence plus large), permettrait de faire résonner le politique, le sociétal.
En partenariat avec L’L | chercher autrement en arts vivants
Structure basée à Bruxelles, L’L accompagne des pratiques de recherche sur le long terme, volontairement inscrites en-dehors de la chaîne habituelle de production et de représentation. Alliant travail réflexif et pratique de plateau, une recherche à L’L est un processus qui s’étend sur plusieurs années à raison d’au moins quatre résidences annuelles, réparties dans différents lieux grâce à un réseau de partenariats internationaux (avec le soutien de Wallonie-Bruxelles international), et pour lesquelles les résident es-chercheur·es sont accompagné·es, et soutenu·es financièrement par bourse via L’L fondation (fondation d’utilité publique). www.llrecherche.be
(Nantes) THE DADDY ISSUE. Une pièce chorégraphique qui interroge les figures d’autorité, les liens de parentalité choisis, l’échange intergénérationnel, la transmission et la succession. Elle s’appuie pour cela sur des outils issus des pratiques de danse somatiques et oraculaires. En prolongeant sa recherche autour des publications performées, Matthieu Blond ouvre ici de nouveaux enjeux scéniques : articuler la danse expérimentale avec une dramaturgie de l’entertainment, empruntant autant au show-business qu’à l’esthétique télévisuelle ou aux stratégies de captation de l’attention médiatique.
« Daddy Issues », cette expression empruntée au vocabulaire psychologique désigne des difficultés liées à la paternité, souvent marquées par l’absence de figure masculine, qui expliquerait l’attirance pour des partenaires plus âgés. Ce choix est un clin d’oeil ironique au décalage générationnel de trente ans entre nous deux.
À travers ce projet, deux figures apparaissent comme essentielles pour guider la danse : le Daddy et la Sissy. Le premier renvoie à l’image d’un homme affectueux, protecteur et réconfortant. Le second, dérivé de l’impératrice Sissi et désigne un homme aux manières raffinées, efféminées, parfois excessives. Ces deux archétypes, présents dans la culture et la communauté gay, ouvrent un champ d’exploration autour des représentations masculines. Ils nous permettent d’interroger la douceur, le maniérisme, l’exubérance émotionnelle, la fragilité, la vulnérabilité, la peur ou encore l’hypersensibilité.





